Par la rédaction
Tourné vers la conformité à l’instruction de l’Union internationale des télécommunications (UIT), invitant les États membres dont la République Démocratique du Congo d’éteindre les fréquences analogiques et de migrer vers le numérique, la commission interministérielle sur la migration à la télévision numérique terrestre s’est réunie ce jeudi 19 décembre 2024. C’est le ministère de la Communication et Médias qui a servi de cadre à cette entrevue consacrée à l’état des lieux de cette question.
L’ exigence de l’UIT vise à moderniser le paysage audiovisuel mondial et à optimiser l’utilisation du spectre des fréquences jadis exploitées par les télévisions. Comme partout ailleurs, cette transition permettra au gouvernement congolais de céder les fréquences analogiques aux opérateurs télécoms pour élargir leurs bandes passantes d’exploitation d’internet.
La première phase de la migration de 9 villes frontalières a permis au gouvernement de générer au budget national, la somme de 82 millions de dollars américains. Un montant significatif pour le trésor public.
Cet état de lieux intervient, cinq mois après l’installation du gouvernement Suminwa conformément au Décret n°14_007 du 4 mars 2014 portant création, organisation et fonctionnement du Comité national de la migration vers la Télévision Numérique Terrestre.
« Nous avons tenu notre réunion qui est la première depuis l’installation du nouveau gouvernement en juillet dernier pour faire l’état des lieux conformément d’ailleurs à certaines orientations reçues du président de la république pour nous permettre de parachever le processus des migrations à la TNT », a déclaré le ministre de la Communication et Médias, Patrick MUYAYA.
La commission interministérielle s’est décidée de passer par un appel d’offres restreint dans un futur proche pour trouver un prestataire qui accompagnera le gouvernement vers la deuxième phase de la migration. D’où l’adoption d’une feuille route devant lui permettre d’atteindre les différents objectifs qu’elle s’était déjà assignés. » Nous avons discuté sur la possibilité de lancer un avis d’appel d’offres dans les jours qui viennent, il nous permettra de recruter un prestataire qui pourra travailler avec le temps en partenariat avec le CNM-TNT pour nous permettre de finaliser ce processus », a souligné le ministre.
IIl convient de noter que le processus de déploiement de la TNT est seulement opérationnel dans neuf (9) villes de la République depuis 2018. Quarante-six (46) villes restent à déployer. Selon le Coordonnateur de la commission nationale de migration à la Télévision numérique terrestre (CNM-TNT), Georges MALUTAMA, il faut une enveloppe d’environ 60 millions américains pour finaliser ce processus.
Cette commission pilotée par le ministre de la Communication et Médias, est composée de la Vice-Primature au Budget ; de la Vice-Primature al’Économie nationale ; du ministère d’État à la Justice et Garde des sceaux ; du ministère de Poste, Télécommunications et Numérique ; du ministère des Finances ainsi que celui de la Culture, Arts et Patrimoines. Elle a pour mission de superviser et de coordonner les différentes étapes de la migration vers la Télévision Numérique.


