Par Clément Mambuya
Réunie en séance plénière ce mercredi 20 mai, l’Assemblée provinciale du Kwango a déclaré recevable la proposition d’édit instituant la prise en charge médicale et psychosociale gratuite des victimes de violences sexuelles et des violences basées sur le genre (VBG) sur l’ensemble du territoire provincial.
Ce texte est porté par le député provincial Tite Mund Ngaand, également président de l’organe délibérant. Il s’inscrit dans le cadre des articles 15 et 203, alinéa 1, de la Constitution de la République démocratique du Congo, telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011. À travers cette initiative, l’Assemblée provinciale entend renforcer, au niveau local, l’obligation constitutionnelle de protection des personnes vulnérables.
Concrètement, cet édit définit les modalités de prise en charge médicale et d’accompagnement psychosocial gratuit des victimes. Il prend en compte à la fois les soins sanitaires et le soutien psychologique, dans une approche intégrée adaptée aux traumatismes profonds causés par ces violences.
Les élus provinciaux estiment que cette mesure répond à une urgence sociale, dans un contexte marqué par la précarité des structures sanitaires et l’isolement de plusieurs territoires de la province.
Le Kwango figure parmi les provinces les plus touchées par les violences sexuelles et les violences basées sur le genre. Le phénomène Mobondo, qui a fragilisé le tissu social dans l’espace Grand Bandundu, a accentué les tensions communautaires et multiplié les situations de vulnérabilité, particulièrement chez les femmes et les jeunes filles.
Avant la transmission du texte à l’exécutif provincial pour promulgation et publication au Journal officiel, plusieurs recommandations ont été formulées par les députés provinciaux.
Cet édit comprend 18 articles répartis en cinq chapitres portant notamment sur les dispositions générales, les droits des victimes, les modalités d’accès aux soins médicaux ainsi que les dispositions finales.


