Lors d’un briefing presse le 26 novembre 2025, Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et médias, a réagi aux interprétations jugées partiales du dernier rapport de Journaliste en Danger (JED). Selon lui, plusieurs analyses ont été faites sans une lecture complète du document.
Le porte-parole du gouvernement a souligné l’évolution significative de l’appui institutionnel aux médias depuis l’arrivée au pouvoir du président Félix-Antoine Tshisekedi en 2019. « Jamais auparavant nous n’avons vu un président aussi engagé aux côtés des professionnels des médias. Il a participé à de nombreuses célébrations de la Journée de la presse, présidé l’ouverture des États généraux, et suivi de près la situation », a-t-il rappelé.
Le ministre invite à replacer les critiques dans leur contexte. Le rapport de JED se concentre principalement sur la région Est de la RDC, une zone marquée par l’insécurité liée aux groupes armés, notamment le M23. Muyaya explique que cette situation impacte négativement la liberté des journalistes dans cette région.
Il a également évoqué le recul de la RDC dans le classement de Reporters sans Frontières, attribuant cette baisse aux agissements de groupes armés et à des méthodes d’intimidation similaires à celles observées au Rwanda.
Reconnaissant les défis persistants, le ministre a défendu les avancées nationales, notamment la nouvelle loi sur la presse qui modernise le cadre légal et consolide les protections pour les journalistes. « Il faut éviter de dresser des portraits systématiquement sombres. Il faut reconnaître les progrès tout en restant lucides sur les défis, particulièrement dans les zones en situation difficile », a-t-il insisté.
En réponse aux critiques concernant la sanction infligée à Al Jazeera, Muyaya a justifié cette décision en rappelant qu’elle ciblait un contenu diffusé par une personne non qualifiée de journaliste. La sanction était temporaire et a été acceptée par la chaîne.
De son côté, JED rappelle que malgré les réformes, la liberté de la presse reste fragile dans l’Est du pays où les journalistes font face à une recrudescence d’intimidations, de restrictions d’accès à l’information et de violences, appelant à une prise en compte sérieuse de ces enjeux pour protéger les professionnels des médias.


