Par Grâce Kobele
Le lundi 15 décembre 2025, l’Hôtel de ville de Kinshasa a annoncé l’interdiction de toute manifestation publique sur l’ensemble de la capitale congolaise. Cette décision, prise par les autorités urbaines pour des raisons d’ordre public et de sécurité, intervient à la veille de la marche populaire prévue le même jour par l’opposant politique Jean-Marc Kabund.
Dans un communiqué officiel, la mairie de Kinshasa justifie cette mesure par la nécessité de préserver la paix sociale et de prévenir tout débordement susceptible de troubler l’ordre public. Les autorités appellent par ailleurs les organisateurs d’activités politiques à respecter les dispositions légales en vigueur et à privilégier les voies institutionnelles d’expression.
Malgré cette interdiction, Jean-Marc Kabund, président du parti Alliance pour le Changement, a maintenu son appel à la mobilisation. Dans une déclaration adressée à ses partisans, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale affirme que la marche du 15 décembre reste d’actualité, estimant qu’il s’agit d’un droit constitutionnel garanti aux citoyens congolais.
Cette situation ravive les tensions entre l’opposition et les autorités de la ville, dans un contexte politique déjà marqué par des divergences sur la gouvernance, la démocratie et le respect des libertés publiques. Plusieurs observateurs redoutent une montée des tensions si aucune solution concertée n’est trouvée entre les deux parties.
Alors que nous sommes aujourd’hui le 15 décembre, tous les regards sont tournés vers Kinshasa, où les forces de sécurité ont été placées en alerte. L’opinion publique attend de voir si un dialogue pourra s’instaurer afin d’éviter toute confrontation et de garantir la sécurité des citoyens.


