Par Grâce Kobele
La résidence de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, située à Kingakati, ne bénéficiera désormais plus de la protection de la Police nationale congolaise (PNC). La mesure a été prise ce mercredi 17 décembre 2025.
Selon des informations rendues publiques le même jour, l’ensemble des agents de la PNC affectés à la sécurité de cette résidence ont reçu l’instruction de se retirer dans un délai de sept jours. Cette décision marque un tournant significatif dans le dispositif sécuritaire entourant l’ancien chef de l’État, plusieurs années après la fin de son mandat.
Jusqu’à présent, la résidence de Kingakati était sécurisée par les forces de l’ordre, conformément aux usages et privilèges généralement accordés aux anciens présidents de la République. Toutefois, aucune communication officielle n’a encore été faite pour expliquer les motivations exactes de cette décision, ni pour préciser les mesures alternatives éventuellement prévues pour assurer la sécurité du site.
Cette annonce suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique, dans un contexte national déjà marqué par des enjeux sécuritaires et institutionnels sensibles. Plusieurs observateurs appellent les autorités compétentes à apporter des clarifications afin d’éviter toute spéculation.
Dans l’attente d’une prise de position officielle, le retrait de la police de la résidence de Kingakati relance le débat sur le statut, les privilèges et la sécurité accordés aux anciens chefs d’État en République démocratique du Congo.


