Par Grâce Kobele
La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante ce samedi 3 janvier 2026 dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Des civils ont été tués et blessés à la suite de bombardements ayant visé Masisi-centre, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.
D’après des sources locales, un drone, qui aurait ciblé des positions des rebelles du M23, a largué des engins explosifs à proximité de zones habitées. Ces frappes ont causé des pertes humaines parmi la population civile et endommagé plusieurs habitations, provoquant un climat de panique et de désolation au sein de la communauté.

Parallèlement, de violents affrontements opposent depuis les premières heures de la matinée les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du M23 dans la zone de Katoyi et ses environs. Les échanges de tirs, impliquant des armes lourdes et légères, ont entraîné d’importants déplacements de populations, de nombreuses familles fuyant vers des zones qu’elles estiment plus sûres.
Sur le plan humanitaire, la situation se dégrade rapidement. Les structures de santé locales, déjà fragilisées, peinent à prendre en charge l’afflux de blessés. De leur côté, les organisations humanitaires plaident pour l’ouverture urgente de couloirs sécurisés afin de permettre l’assistance aux victimes.
Face à cette nouvelle escalade de violence, la population de Masisi lance un appel pressant aux autorités congolaises et à la communauté internationale pour un renforcement de la protection des civils et la mise en œuvre de mesures concrètes en faveur d’un retour durable à la paix dans cette région éprouvée par des années de conflits.


