Par Louange Mvunzi
La République démocratique du Congo fera son retour au Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membre non permanent à partir du début de l’année 2026. Cette institution est notamment chargée de décider des mandats de maintien de la paix, des régimes de sanctions ainsi que du cadrage politique et sécuritaire des crises internationales. Une réintégration saluée par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.
Dans une interview accordée à TV5MONDE, la cheffe de la diplomatie congolaise a déclaré porter la voix de toute l’Afrique, et plus particulièrement celle de la RDC. Elle a réaffirmé l’engagement de son pays à faire avancer le dossier sécuritaire dans l’Est du territoire national, à exiger le respect des engagements pris par l’ONU et à répondre à toutes les propositions émanant du Rwanda.
Pour Thérèse Kayikwamba Wagner, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure le principal enjeu de ce mandat.
« En tant que membre non permanent, nous allons poursuivre les plaidoyers que nous avons menés jusqu’à présent. La crise en République démocratique du Congo n’est pas fondamentalement différente des autres crises observées ailleurs dans le monde. C’est une crise du multilatéralisme, caractérisée par des violations flagrantes du droit international et du droit international humanitaire », a-t-elle déclaré.
Concernant la stratégie congolaise visant à faire respecter les engagements de l’ONU sur la crise sécuritaire à l’Est du pays, la ministre a souligné que des avancées notables ont été réalisées. Selon elle, ces progrès mettent clairement en cause le Rwanda comme l’un des acteurs clés de la déstabilisation de la région des Grands Lacs, notamment à travers l’occupation illégale d’une partie du territoire congolais.
La ministre des Affaires étrangères a toutefois rappelé que le Conseil de sécurité est saisi d’une situation qui porte gravement atteinte à la paix et à la sécurité internationales.
Il convient de rappeler que le mandat des membres non permanents du Conseil de sécurité est de deux ans. Ces derniers ne disposent pas du droit de veto, réservé exclusivement aux cinq membres permanents de l’institution.


