Par Grâce Kobele
La ville de Kinshasa a vécu une matinée chaotique ce lundi 26 janvier 2026. De nombreux véhicules de transport en commun sont restés immobilisés, paralysant une grande partie de la capitale. Cette situation fait suite aux nouvelles mesures annoncées par les autorités provinciales pour lutter contre les embouteillages chroniques qui étouffent la ville.
En réaction à ces décisions, plusieurs transporteurs ont choisi de suspendre la circulation de leurs bus et taxis. Résultat : une pénurie aiguë de moyens de transport dans de nombreuses communes. Dès les premières heures de la journée, de longues files de passagers ont été observées le long des grandes artères, des milliers de Kinois contraints de parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs lieux de travail, les écoles ou les services administratifs.
Les conséquences ont été immédiates : retards généralisés dans les entreprises, perturbations dans les établissements scolaires, fatigue accrue chez les travailleurs et les élèves. Une partie de la population dénonce une décision prise sans concertation suffisante avec les acteurs du secteur du transport, tandis que d’autres appellent les autorités à accompagner ces mesures par des solutions alternatives concrètes.
« Nous comprenons la volonté de réduire les embouteillages, mais on ne peut pas pénaliser toute la population », a confié un usager rencontré sur l’avenue de la Libération.
Face à cette crise, plusieurs voix s’élèvent pour exiger un dialogue urgent entre le gouvernement provincial et les transporteurs, afin de trouver un compromis durable. En attendant, les Kinois continuent de subir les effets d’une mobilité urbaine de plus en plus difficile dans une ville en pleine expansion.
La population espère désormais que des solutions rapides et efficaces seront mises en place pour éviter que ce scénario ne se répète dans les prochains jours.


