Par Laetitia Prunelle
À l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), le nouveau Comité de Gestion trace les grandes lignes de son action. À sa tête, la professeure ordinaire Espérance Bayedila Bakanda Tshimungu a entamé une série de rencontres avec les personnels académique, scientifique et administratif afin d’exposer les priorités de son mandat, placé sous le signe du renouveau et de la rigueur.
Mettre fin aux dérives et restaurer l’excellence
Devant les professeurs, la rectrice a tenu un discours sans ambiguïté : il est impératif de rompre avec les pratiques qui fragilisent l’institution et de rétablir son prestige. Elle a ainsi insisté sur la nécessité d’un changement profond des comportements, en appelant à davantage de discipline, d’intégrité et de professionnalisme.

Les membres du corps scientifique notamment les assistants et chefs de travaux, sont invités à abandonner les querelles internes et à se conformer aux exigences éthiques de leur fonction. L’objectif est de recréer un climat propice à la production scientifique et à la transmission du savoir.
Dans cette dynamique, la consolidation du système LMD occupe une place centrale. La rectrice a notamment annoncé que l’inscription en doctorat devient une condition incontournable pour les assistants souhaitant poursuivre leur carrière. Cette mesure vise à renforcer le niveau de qualification du personnel enseignant.
Une vision à long terme pour repositionner l’université
Au-delà des réformes immédiates, la direction entend inscrire son action dans la durée à travers l’élaboration d’un plan stratégique à l’horizon 2050. Cet outil, inédit dans l’histoire de l’établissement, servira de cadre de référence pour orienter son développement futur.

L’ambition est claire : faire de l’UNISIC un pôle d’excellence en sciences de l’information et de la communication, capable de rayonner au-delà des frontières nationales et de s’imposer sur la scène africaine et internationale.
La présentation officielle de ce document est annoncée pour le 19 mars, lors d’une cérémonie réunissant plusieurs acteurs institutionnels et partenaires.
L’administration au cœur de l’image de l’institution
S’adressant également au personnel administratif, la rectrice a mis en avant son rôle essentiel dans la perception de l’université. Elle a souligné que la qualité des services offerts, l’accueil réservé aux étudiants ainsi que l’état des infrastructures contribuent fortement à la réputation de l’établissement.
Elle a ainsi encouragé l’adoption d’une attitude professionnelle fondée sur la courtoisie, le sens du service et le respect des usagers.
L’amélioration des conditions de travail et du fonctionnement interne constitue, selon elle, un levier déterminant pour renforcer la crédibilité de l’institution.
Dans un esprit de responsabilité partagée, elle a rappelé les engagements de la direction, notamment en matière de régularité des rémunérations, tout en exigeant du personnel ponctualité, efficacité et sens du devoir.
Une refondation fondée sur des principes clairs
À travers ces différentes prises de parole, la nouvelle équipe dirigeante affiche sa volonté d’engager une transformation en profondeur de l’UNISIC. Cette refondation repose sur trois piliers : l’assainissement des pratiques, la montée en compétence des ressources humaines et une planification stratégique ambitieuse.
Si la concrétisation de ces ambitions dépendra de l’implication de tous, le Comité de Gestion de cet alma mater se veut confiant. Il entend redonner à l’université toute sa crédibilité et lui permettre de retrouver une position de référence dans le paysage académique.


