C’est un appel poignant qui refait surface et interpelle l’opinion publique. Luc Ekoka Ebengo, ancien président national du syndicat de la Banque Centrale du Congo (BCC), vit aujourd’hui dans des conditions de grande précarité, alité et gravement malade. Après plus de deux décennies sans percevoir ses droits à la retraite, il réclame justice et assistance urgente.
Selon ses proches, sa situation trouve son origine dans une mise à la retraite controversée intervenue en 2000 sous la gouvernance de Masangu Mulongo. Une décision qu’il considère comme arbitraire et en violation des procédures légales. À l’époque, il aurait payé le prix de son engagement syndical et politique, notamment pour avoir initié en 1998 une collecte de fonds au sein de la BCC et de la SNEL en faveur d’Étienne Tshisekedi, alors relégué dans son fief du Kasaï sous le régime de Laurent-Désiré Kabila.
Depuis lors, Luc Ekoka Ebengo affirme n’avoir jamais bénéficié des droits liés à sa retraite. Une situation qui, aujourd’hui, compromet gravement son accès aux soins de santé. Affaibli et sans ressources, il lance un appel pressant aux autorités congolaises afin que son dossier soit réexaminé et que ses droits lui soient enfin restitués.
« Je veux simplement être rétabli dans mes droits pour me soigner dignement », aurait-il confié dans un message relayé par ses soutiens. Une confiance renouvelée est exprimée envers le chef de l’État Félix Tshisekedi, engagé en faveur de l’amélioration des conditions de vie des retraités dans l’ensemble des secteurs socioéconomiques.
Sur une photo devenue virale, on le voit aux côtés d’Étienne Tshisekedi, surnommé le « Sphinx de Limete », une image qui symbolise son engagement passé et les sacrifices consentis.
Ce cas relance le débat sur la prise en charge des anciens agents publics en République démocratique du Congo, ainsi que sur les conséquences durables des décisions politiques sur les trajectoires individuelles.
Face à l’urgence de la situation, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à une intervention rapide des institutions compétentes, notamment la Banque Centrale du Congo et les services de sécurité sociale, afin de garantir à Luc Ekoka Ebengo une fin de vie digne.
Son cri d’alarme résonne aujourd’hui comme une interpellation forte sur la justice sociale et la responsabilité des institutions envers ceux qui ont servi la nation.


