Par Laetitia Prunelle
Une étape importante vient d’être franchie dans la diversification de l’économie minière de la République démocratique du Congo. Une première exportation d’environ 99 tonnes de cuivre, en provenance de la province du Maniema, a été réalisée samedi à destination de Hong Kong, en transitant par Kisangani.
L’opération, constatée par l’ACP, a été rendue possible après l’obtention de la certification du CEEC, garantissant la conformité du minerai aux normes d’exportation.
« Aujourd’hui, c’est un grand jour pour la Tshopo. Nous sommes devant un lot de 99 tonnes de cuivre en provenance de Lubutu, ayant respecté toutes les procédures jusqu’à l’obtention du certificat pour son exportation », a déclaré Annie Sheka, cheffe de division provinciale des Mines.
Selon elle, cette cargaison provient d’un lot initial de 100 tonnes extrait du site minier d’Okelenge, dans le territoire de Lubutu (Maniema), exploité par la coopérative Komako.
Le choix de Kisangani comme point de transit s’explique par des contraintes logistiques majeures dans la zone d’origine. « Le transfert vers la Tshopo a été autorisé en raison de l’insuffisance d’infrastructures routières et énergétiques à Lubutu », a précisé Mme Sheka, soulignant le rôle stratégique de Kisangani comme hub de traitement et d’exportation.
Pour les acteurs du secteur, cette opération marque un tournant. « Cette initiative constitue une innovation dans la chaîne d’exportation minière en RDC, en dehors du Katanga », a indiqué Bawa Makundo.
Traditionnellement concentrée dans l’ex-province du Katanga, l’exportation du cuivre s’ouvre ainsi à de nouvelles zones, augurant des perspectives économiques prometteuses pour les provinces de l’Est du pays.
Cette première exportation pourrait ainsi poser les bases d’un nouveau corridor économique, tout en mettant en lumière les défis persistants liés aux infrastructures dans les zones minières enclavées.


