Par Grâce Kobele
Dans une déclaration récente accordée à Al Jazeera, le président rwandais Paul Kagame a exprimé l’espoir que le Qatar et les États-Unis continuent de soutenir le processus de paix et de coopération régionale en prenant en compte la réalité des situations sur le terrain.« J’espère que tant le Qatar que les États-Unis continueront d’accompagner ce processus et de voir les choses telles qu’elles sont », a affirmé Kagame, soulignant sa confiance dans la transparence du dialogue avec ces acteurs clés.
Il a ajouté que si le Rwanda était reconnu comme responsable d’un manquement, il s’attend à ce que cela soit dit clairement, avec des recommandations précises.
Le président rwandais a également insisté sur la nécessité d’une vigilance similaire à l’égard de la République démocratique du Congo (RDC). « Nous avons connu des expériences où la RDC a conclu un accord avec différentes parties, y compris nous-mêmes, et le lendemain, après avoir donné son accord, elle revient sur sa décision », a-t-il déploré. Cette instabilité, a-t-il précisé, ne s’est pas produite une ou deux fois, mais à plusieurs reprises, ce qui complique le processus de coopération régionale.
Malgré ces défis, Paul Kagame reste optimiste quant à l’avenir des relations et à la voie engagée. « Cela ne doit pas nous détourner de la bonne direction que nous avons prise et nous devons aller de l’avant », a-t-il affirmé, précisant que le Rwanda continuera d’avancer « pas à pas » en fonction des besoins qui se présenteront.
Cette prise de position intervient dans un contexte sensible où la stabilité régionale dépend largement du respect des engagements pris entre les États voisins.
Le rôle des médiateurs internationaux, notamment le Qatar et les États-Unis, est ici mis en exergue pour garantir une approche équitable et efficace, indispensable à la paix durable et au développement commun.
À noter qu’au moment où nous travaillons à l’écriture de ce texte, les supplétifs du Rwanda (l’AFC/M23) font face à une résistance des FARDC dans la ville d’Uvira au Sud-Kivu. À vue d’oeil, cet accord aura servi d’usage cosmétique d’autant plus que sur terrain, le Rwanda poursuit ses atrocités.


