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Le ministère public à travers son procureur Serge Bashonga a requis 20 ans de servitude pénale principale contre le journaliste Stanis Bujakera, lors d’une audience qui a eu lieu ce vendredi 08 mars 2024.
Le directeur adjoint de Actualité.cd et correspondant de « Jeune Afrique » est jugé pour un article ayant mis en cause les renseignements militaires dans la mort de l’opposant congolais, Chérubin Okende.
Bujakera est Accusé notamment pour « contrefaçon, faux en écriture, usage de faux, propagation de faux bruits » sur le même dossier.
Dans une déclaration, la directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe Sarah Jackson demande aux autorités congolaises, la libération immédiate du journaliste emprisonné.
Pour elle, la prolongation de cette détention arbitraire s’apparente à un harcèlement judiciaire.
« La libération de Stanis Bujakera n’a que trop tardé. La prolongation de sa détention arbitraire s’apparente à un harcèlement judiciaire, destiné à envoyer un signal inquiétant aux autres journalistes et à toutes les voix libres en RDC. Cette parodie de justice doit cesser. Les autorités de la RDC doivent libérer immédiatement Stanis Bujakera. »
Elle appelle cependant le gouvernement congolais au respect des obligations internationales liées aux droits de l’homme:
« Le président Félix Tshisekedi et son gouvernement doivent veiller à la libération de Stanis Bujakera et à la liberté des médias, ainsi que respecter les obligations internationales du pays en matière de droits humains et remédier aux failles du système judiciaire qui conduisent trop souvent à de telles injustices. »
En rappel, Le directeur adjoint du média en ligne Actualité.cd et correspondant de « Jeune Afrique », Stanis Bujakera a été arrêté le 8 septembre 2023.


