Par Laetitia Prunelle
Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a échangé ce mercredi avec les victimes de la guerre des Six Jours à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Cette rencontre s’inscrit dans une démarche d’apaisement, alors que des tensions persistent depuis la suspension des activités du FRIVAO, structure en charge de l’indemnisation des victimes. Face aux inquiétudes exprimées, le ministre a tenu à venir personnellement écouter les doléances et clarifier les mesures engagées par le gouvernement.

« Depuis la suspension des activités du FRIVAO, il y a eu beaucoup de tensions, beaucoup de colère. C’est pourquoi je suis venu pour échanger avec les victimes, les vraies victimes et les associations, afin que tout soit transparent et que l’on puisse lever tout malentendu », a déclaré Guillaume Ngefa.
Au cœur des échanges : l’audit en cours du fichier des victimes. Une opération que le ministre juge indispensable pour garantir l’équité dans le processus d’indemnisation. Selon lui, cette démarche vise à assainir les listes existantes et à éviter que des personnes non éligibles ne bénéficient indûment des réparations.

« Le travail qui sera fait vise à remettre de l’ordre dans le processus d’indemnisation afin que les vraies victimes reçoivent ce qui leur est dû. Voilà pourquoi l’audit du fichier est important », a-t-il insisté.
Les victimes, pour leur part, attendent des actes concrets et rapides, après plusieurs années de revendications liées aux préjudices subis lors de la guerre des Six Jours, un conflit qui a profondément marqué la ville de Kisangani.
À travers cette initiative, le gouvernement entend rétablir la confiance, renforcer la transparence et garantir une indemnisation juste et équitable pour toutes les victimes reconnues.


