Par Grâce kobele
La République démocratique du Congo franchit une étape majeure dans le renforcement de son intégration régionale avec la réouverture officielle du port de Kalundu, dans la province du Sud-Kivu. Selon des sources proches du gouverneur provincial, cette infrastructure stratégique rouvre ses activités ce lundi 26 janvier 2026, marquant la reprise effective des liaisons lacustres entre la RDC, le Burundi, la Tanzanie et la Zambie.
Situé sur les rives du lac Tanganyika, le port de Kalundu redevient un carrefour clé du commerce régional. Désormais, les bateaux en provenance de la ville d’Uvira assureront des liaisons régulières vers Mpulungu en Zambie, Kigoma en Tanzanie et Bujumbura au Burundi. Cette reprise du trafic lacustre vise à fluidifier la circulation des marchandises et des personnes, tout en réduisant les coûts logistiques dans la région des Grands Lacs.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du Projet de facilitation du commerce dans la région des Grands Lacs (PFCGL), soutenu par les partenaires techniques et financiers de la RDC. Grâce à ce programme, plusieurs marchés transfrontaliers et postes frontaliers modernes ont été construits afin de stimuler les échanges commerciaux et de sécuriser les flux économiques entre les pays voisins.
Parallèlement, d’importants travaux de modernisation du port de Kalundu ont été lancés. Une fois achevés, ils permettront d’améliorer les capacités d’accueil, la sécurité et l’efficacité des opérations portuaires. Avec ces investissements, Kalundu s’affirme comme la deuxième plateforme d’échanges du pays après le port de Matadi, jouant un rôle central dans le développement économique de l’Est de la RDC.
L’ouverture du port de Kalundu suscite un réel espoir au sein des opérateurs économiques et des populations locales. Elle devrait non seulement dynamiser le commerce transfrontalier, mais aussi favoriser la création d’emplois, renforcer la coopération régionale et consolider la position de la RDC comme acteur clé des échanges dans la région des Grands Lacs.
À travers cette initiative, les autorités congolaises affichent clairement leur volonté de moderniser les infrastructures stratégiques et de faire du commerce régional un levier de croissance et de stabilité durable.


