Par Jespere Labunda
À l’issue d’une réunion technique présidée par Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo, les préparatifs de l’atelier national consacré à l’avenir économique du pays sont presque finalisés. L’annonce a été faite par Jules Muilu Mbo, expert en chef du commerce international au ministère du Commerce extérieur.
Selon lui, cette rencontre a permis de recevoir les orientations du ministre pour finaliser l’organisation d’un atelier destiné aux décideurs politiques congolais. L’objectif est d’élaborer un document national de développement économique afin de mieux intégrer l’économie congolaise dans le système commercial multilatéral.

Cette initiative intervient alors que les indicateurs de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) montrent que la RDC se situe en dessous de la moyenne africaine en matière de capacités de production, un défi majeur pour le pays.
Pour y répondre, le gouvernement veut renforcer les capacités productives, améliorer les chaînes de valeur et mieux exploiter les opportunités du commerce international. Dans cette optique, lors d’une mission à Genève l’an dernier, le ministre Julien Paluku Kahongya a sollicité l’accompagnement technique de la CNUCED pour soutenir la transformation économique du pays.

Prévu les 17 et 18 mars, l’atelier réunira les décideurs politiques et les principaux acteurs économiques afin d’identifier les ressources disponibles et les conditions nécessaires pour renforcer la compétitivité de l’économie congolaise.
Plusieurs organisations participeront aux travaux, notamment la Fédération des entreprises du Congo (FEC), la Fédération nationale des petites et moyennes entreprises du Congo (FENAPEC) et la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (COPEMECO), aux côtés de la société civile, des universitaires, des associations de femmes entrepreneures et des institutions publiques.
À travers cette initiative, la RDC entend améliorer les capacités productives par une transformation structurelle en vue de de se hisser à moyen et long terme dans le peloton des pays producteurs et exportateurs des produits diversifiés à haute valeur ajoutée et compétitifs. Cela, pour assurer son insertion de dans le Système commercial multilateral et dans le grand marché africain.


