Par J’L
C’est un accord bilatéral signé depuis fin août 2023 à Kinshasa entre Félix Tshisekedi et Evariste Ndayishimiye. Visiblement, une montée en puissance de l’armée Burundaise dans l’Est de la RDC alors qu’il est projeté le retrait de la force de la communauté d’Afrique de l’Est en décembre de l’année en cours, dont elle fait partie.
C’est un bataillon de 800 soldats qui s’ajoute sur trois autres déjà déployés au Nord et Sud-Kivu dans le cadre des forces de l’EAC.
Malgré le départ prochain annoncé de cette force d’Afrique de l’Est critiquée d’être de mèche avec les rebelles pro-Rwanda, la situation sur terrain demeure préoccupante.
Cette coopération militaire entre Kinshasa et Gitega prévoit le déploiement de deux autres bataillons d’ici fin 2023. Véritablement, ce nouvel accord exprime la confiance qu’a la RDC dans ses rapports avec l’autre voisin direct du Rwanda agresseur.
La RDC qui fait aussi activement partie de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) fait encore traîner les soldats Angolais qui auront vocation de combattre les rebelles du M23 et autres forces obscures qui sévissent dans l’Est.
Signalons que les forces de l’EAC qui jusque là se comportent en compagnons des rebelles du M23, sont critiquées férocement par la population de Goma qui a récemment manifestée pour son départ et celui de la Monusco.
Il ne faut pas oublier que le Président Burundais ne s’était pas caché d’annoncer dans un point de presse sanctionnant sa récente visite à Kinshasa, l’intention d’attaquer les récalcitrants qui s’opposeront au retrait des zones occupées. Allusion faite au M23 qui se la coule douce.


