Par Grâce Kobele
Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a pris part ce mardi 27 janvier 2026 à Kinshasa à une activité dédiée au fact-checking, organisée avec l’appui de la Délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo, à l’hôtel Memling.
Intervenant lors d’un panel de haut niveau placé sous le thème « Impact de la désinformation sur les dynamiques de paix », le ministre a salué une initiative qu’il inscrit parmi les priorités stratégiques du Gouvernement pour l’année 2026. « La lutte contre la désinformation est notre priorité numéro un. Ce sont des poisons qui envahissent nos réseaux sociaux et que nous relayons parfois involontairement », a-t-il déclaré.
Patrick Muyaya a souligné que la désinformation vise à semer la confusion et la division au sein de l’opinion publique, d’où l’importance de renforcer les capacités des journalistes et des acteurs des médias. Il a plaidé pour une approche fondée sur l’éducation aux médias plutôt que sur la censure, estimant que former les citoyens, en particulier les jeunes, à reconnaître les fausses informations constitue la réponse la plus durable.

Évoquant le contexte sécuritaire et la guerre informationnelle que subit la RDC, le porte-parole du Gouvernement a appelé à la responsabilité individuelle dans le partage des contenus, exhortant les citoyens à privilégier les sources médiatiques crédibles avant toute diffusion d’informations sensibles.
De son côté, le Chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne en RDC, Fabrice Basile, a rappelé que la désinformation est un phénomène mondial amplifié par l’essor des technologies numériques. Il a mis en garde contre la diffusion non vérifiée d’images et de messages sur les réseaux sociaux, soulignant leurs conséquences parfois irréversibles, notamment chez les jeunes.

Insistant sur l’impact émotionnel des images et des mots, le diplomate européen a appelé à une utilisation responsable des outils numériques et à un accompagnement accru de la jeunesse. « Soyons tous responsables et aidons les plus jeunes à devenir des acteurs conscients et responsables de la société », a-t-il conclu.


