Par Egide Ombum
Le mois d’octobre 2023 est la limite, pour le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour penser à enrôler les électeurs dans certains territoires de la province du Nord-Kivu et à Kwamounth, qui sont jusqu’à ces jours des zones frappées par l’insécurité.
« Nos compatriotes vivent un drame en ce moment. Il y a le processus électoral qui pointe à l’horizon. Il faut régler cette question. Nous sommes encore dans la possibilité, si la situation revenait à la normale, d’enrôler ces compatriotes et de les faire participer au processus électoral », a déclaré Félix Tshisekedi au cours d’un point de presse tenu conjointement avec le Président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, en visite en RDC.
« Nous gardons la dernière option pour lorsque ce sera insupportable. Je continue de croire à la diplomatie régionale et internationale. Je crois qu’on peut avoir des résultats, faire des économies quant à aller en guerre », a fait savoir le Président de la RDC qui avait, pourtant, d’ores et déjà, reconnu la faiblesse de la diplomatie dans la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est, lors de son adresse à la Nation, l’an dernier.
Notons que le pays se prépare à organiser son troisième cycle électoral, en décembre prochain. Cependant, l’opposition congolaise se montre peu favorable et continue de poser des préalables pour la tenue de ces scrutins. D’un côté, l’on exige un deuxième audit du fichier électoral jugé corrompu ; et d’autre part, l’on souhaite que les électeurs des parties en conflits dont Kwamounth, et quelques territoires du Nord-Kivu, soient enrôlés et inclus dans le processus électoral en cours.


