Par Jespere Labunda
La lutte contre l’anarchie sur la voie publique franchit un nouveau cap dans la capitale congolaise. Ce dimanche, le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, a officiellement lancé la deuxième phase de l’opération de contrôle de conformité au Code de la route, marquant une volonté claire de restaurer l’autorité de l’État et de renforcer la sécurité routière.
Cette nouvelle phase se distingue par le doublement des effectifs déployés sur le terrain et la dotation des agents en herses, communément appelées “mbasu”, un outil dissuasif destiné à immobiliser les véhicules en infraction. Les autorités annoncent une tolérance zéro face aux contrevenants, dans un contexte où les accidents de la circulation, l’indiscipline routière et l’occupation anarchique des chaussées restent préoccupants.

Selon le Gouverneur Bumba, cette opération vise avant tout à protéger les vies humaines, à rétablir l’ordre sur les principales artères de la ville et à mettre fin à l’impunité longtemps observée dans le secteur des transports urbains.
> « Il est temps que la loi soit respectée par tous. La route n’est pas une zone de non-droit », a-t-il déclaré lors du lancement de l’opération.
Les contrôles portent notamment sur la conformité des véhicules, le respect de la signalisation routière, l’état technique des engins, ainsi que le comportement des conducteurs.

Contrairement aux actions ponctuelles du passé, cette opération se veut continue et durable. Les autorités provinciales annoncent qu’elle se poursuivra tout au long de l’année 2026, avec pour ambition d’assainir en profondeur le secteur des transports et de produire des résultats concrets, visibles et durables.
Sur le terrain, les habitants de Kinshasa saluent déjà une présence plus dissuasive des agents et espèrent une amélioration réelle de la circulation, souvent paralysée par les embouteillages et les comportements à risque.
À travers cette initiative, le gouvernement provincial entend envoyer un signal fort : la sécurité routière est une priorité et le respect du Code de la route n’est plus négociable. Si elle est menée avec rigueur, équité et transparence, cette opération pourrait marquer un tournant décisif dans la gestion de la mobilité urbaine à Kinshasa.


