Par la rédaction
La capitale congolaise a connu une journée de quasi-paralysie ce lundi 26 janvier 2026, à la suite de nouvelles mesures affectant le secteur des transports. Fonctionnaires bloqués, écoles fermées, activités économiques perturbées : la situation a suscité de vives réactions, notamment celle du député national Auguy Kalonji, élu du district de Tshangu, qui dénonce une décision aux conséquences lourdes pour la population.
Dans une déclaration rendue publique, l’élu estime que les mesures imposées récemment aux transporteurs – incluant de nouvelles taxes et obligations – ont été prises sans une préparation suffisante ni une évaluation de leur impact réel sur la vie quotidienne des Kinois.
> « En un mois, imposer plusieurs taxes et obligations alors que la ville ne fonctionne pas normalement est inacceptable », a-t-il déclaré.
Une capitale à l’arrêt
Selon le député, cette situation a entraîné l’arrêt de nombreux services publics. Les administrations n’ont pas fonctionné, les élèves et étudiants n’ont pas pu se rendre à l’école, tandis que plusieurs secteurs de l’économie informelle et formelle ont été durement affectés.
Le district de Tshangu, fortement dépendant des transports en commun pour relier ses différentes communes au centre-ville, aurait été particulièrement touché. « La population s’est retrouvée sans alternatives, livrée à elle-même », déplore l’élu.
Le temps, un enjeu de développement
Auguy Kalonji insiste sur le caractère stratégique du temps dans un pays engagé sur la voie du développement. Pour lui, chaque journée d’inactivité constitue un frein à la croissance économique et sociale.
> « Kinshasa, en tant que cœur économique et politique du pays, ne peut pas se permettre de s’arrêter. Elle doit fonctionner chaque jour avec organisation, méthode et respect du temps des citoyens », affirme-t-il.
Appel à des solutions concertées
Tout en appelant à la modernisation du secteur des transports, le député invite les autorités compétentes, notamment celles en charge du transport urbain et le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, à privilégier des solutions durables et concertées, afin d’éviter de nouvelles perturbations.
Il souligne par ailleurs la nécessité pour Kinshasa de s’inscrire dans la même dynamique de développement observée dans d’autres provinces, citant les récentes inaugurations d’infrastructures par le Président de la République à Kananga.
Un débat relancé
Cette prise de position relance le débat sur la gouvernance urbaine à Kinshasa, la planification des réformes et l’impact social des décisions publiques. Pour de nombreux observateurs, la situation met en lumière l’urgence d’un dialogue entre autorités, opérateurs de transport et usagers, afin de concilier réformes structurelles et continuité des activités de la ville.


