Par la rédaction
Invité de l’émission JMK Today animée par le célèbre journaliste Jean-Marie Kassamba, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de manipulation du discours sur le processus de paix et de complaisance face à l’agression dont la République démocratique du Congo est victime.
Au cœur de son intervention, le porte-parole du gouvernement a pointé du doigt le mouvement présenté comme « Sauvons le Rwanda en RDC », estimant que son narratif occulte volontairement la question centrale du conflit : l’agression étrangère. « Lorsqu’on sort les linges sales, le premier linge à laver, c’est l’agression », a-t-il martelé, appelant à une lecture honnête des causes profondes de l’instabilité dans l’Est du pays.
Patrick Muyaya a mis au défi les animateurs et membres de ce mouvement de produire un seul communiqué dénonçant clairement les crimes documentés par les services congolais et reconnus dans plusieurs forums internationaux, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies. À défaut, a-t-il prévenu, « ne pas dénoncer le mal dans le contexte actuel revient à en être complice ».
Le ministre a également évoqué la situation humanitaire régionale, s’interrogeant sur le silence entourant le sort de centaines de milliers de Congolais réfugiés dans des camps au Burundi, un drame qui, selon lui, ne suscite aucune indignation de la part de certains acteurs pourtant très vocaux sur d’autres sujets.
Revenant sur l’histoire des conflits à l’Est, Patrick Muyaya a rappelé que « les aventures rwandaises au Congo ne commencent pas aujourd’hui » et que ceux qui s’y sont associés par le passé en ont payé le prix. Pour lui, toute analyse qui élude cette réalité repose sur des conclusions biaisées.
Enfin, le porte-parole du gouvernement a salué la volonté politique actuelle en matière de défense, soulignant les efforts engagés sous le président Félix Tshisekedi pour la montée en puissance des FARDC. Il a notamment rappelé l’entrée en vigueur, après dix ans d’attente, de la loi de programmation militaire, symbole selon lui d’un engagement sans précédent en faveur de l’armée congolaise.
Cette sortie médiatique s’inscrit dans un contexte marqué par les accords de Washington et la lutte contre la désinformation, que le gouvernement congolais considère désormais comme un front à part entière dans la défense de la souveraineté nationale.


