Par Grâce Kobele
Autour de la Première Ministre Judith Suminwa, une réunion de crise s’est tenue ce mardi 9 décembre 2025, avec plusieurs membres clés du gouvernement congolais, dont le Vice-Premier Ministre à la Défense, Shabani Lukoo, le Ministère des Affaires étrangères, de l’Environnement, des Finances, et de l’Intérieur.
L’objectif était d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire dans l’axe Kamanyola-Uvira, en plein cœur du Sud-Kivu.
Les autorités congolaises tirent la sonnette d’alarme face aux bombardements répétés attribués aux forces du Rwanda, qui aggravent une crise déjà dramatique pour les populations locales. Ces actions sont dénoncées comme une violation flagrante de l’accord de Washington, censé garantir la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs.
La RDC accuse le Rwanda de vouloir régionaliser le conflit, notamment en menaçant également le Burundi, ce qui fait craindre une escalade dangereuse pour toute la sous-région. Face à cette montée des tensions, les représentants congolais interpellent directement le médiateur américain pour qu’il joue un rôle décisif afin de mettre un terme à cette dynamique belliqueuse.
En parallèle, un appel à la vigilance a été lancé aux populations congolaises. Les autorités rappellent la nécessité de rester calmes face à ce qu’elles qualifient de « poison rwandais », c’est-à-dire des campagnes de désinformation destinées à semer la panique et la confusion parmi la population.
La situation humanitaire reste très préoccupante, avec des milliers de personnes vulnérables exposées aux violences et aux déplacements forcés sur le terrain. Le gouvernement prépare des réponses urgentes, tout en appelant la communauté internationale à renforcer sa mobilisation pour protéger les civils et préserver la stabilité régionale.


