Par la rédaction
Les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda (RDF), affirment leur intention de faire leur retour dans la ville d’Uvira, invoquant de présumées persécutions de la communauté Banyamulenge par les Forces armées de la RDC (FARDC). Une justification largement contestée par les faits observés sur le terrain.
Des images authentifiées, largement relayées sur les réseaux sociaux et confirmées par plusieurs médias locaux, montrent pourtant que les familles Banyamulenge vivant à Uvira sont sécurisées par l’armée congolaise au même titre que les autres civils. Aucun élément crédible ne vient étayer les accusations avancées par la rébellion.
Dans un communiqué distinct, la diaspora Banyamulenge a même dénoncé des déportations de certains de ses membres par le Rwanda, évoquant une exploitation politique de cette communauté. Pendant ce temps, des milliers d’autres Congolais déplacés par les violences à travers le pays restent ignorés par l’AFC/M23, ce qui renforce les soupçons d’une instrumentalisation sélective de la souffrance civile.
Plusieurs analystes estiment que la rhétorique de l’AFC/M23 ne fait qu’exposer davantage la communauté Banyamulenge, qui vivait en relative harmonie avec les autres groupes avant l’arrivée de la rébellion à Uvira. Loin de la protéger, cette stratégie risquerait d’aggraver les tensions intercommunautaires.
Selon des sources locales, Corneille Nangaa est arrivé récemment à Bukavu à la tête d’une forte mobilisation, accompagné de journalistes acquis à la cause rebelle. Objectif présumé : dramatiser et manipuler la question Banyamulenge. Une vidéo authentifiée montre notamment Moïse Nyarugabo s’adressant à des familles Banyamulenge au bureau de Kamanyola, tenant des propos jugés incendiaires et de nature à attiser la haine.
Ces éléments renforcent les accusations selon lesquelles l’AFC/M23 utiliserait la communauté Banyamulenge comme prétexte politique et militaire, au risque de compromettre durablement la cohésion sociale dans l’est de la République démocratique du Congo.


